Presqu'ile                                  Décines
 Duchère                                     Pierre Bénite
 Gerland                                      Saint Genis Laval                             
 Moncey                                      Saint Priest
 Perrache                                    Vénissieux



SITE PRESQU'ILE LYON 1er

Sur les pentes de la Croix-Rousse au cœur d’un quartier où résonne encore le bruit des métiers des canuts s’est installée en 1991 la Boutique de Droit. Forte de son expérience sur le quartier de Perrache depuis 1986, l’association  Boutique de Droit implante ainsi un nouveau lieu-ressource au 26, rue René Leynaud dans le premier arrondissement de Lyon. Ce lieu-ressource animé par une juriste, une intervenante et deux médiateurs bénévoles assure des permanences d’accès au droit, d’aide aux victimes et de médiation de quartier. Cette équipe reçoit les habitants du quartier auxquels elle propose des informations sur leurs droits et la possibilité de gérer leurs conflits par la médiation de quartier. La médiation  se développant, une structure autonome de médiateurs bénévoles est mise en place en 1996.


 La mise en place de l’équipe  
Après une campagne de recrutement en été 1996, une quinzaine d’habitants sont formés à la médiation sociale à l’automne 96 à la MJC de Perrache par Jean-Pierre, Laurent, Christian et Marilyne. Ces lieux bruissent encore des fous-rires et des éclats de voix suscités par les jeux de rôle, les craintes et les attentes de chacun. En Janvier 1997 Claudie, Eliane, Mireille, Denise, Françoise et Christiane prennent possession du local de la rue rené Leynaud en partenariat avec la juriste et l’intervenante qui assurent les permanences d’accès au droit et d’aide aux victimes.


Après une action de sensibilisation à l’encontre des acteurs de terrain tels que la mairie, la police, les travailleurs sociaux, les associations…nos six bénévoles médiateurs dont trois habitent le quartier ouvrent une permanence de médiation de 15 h à 19 h  tous les lundis. Bientôt nos médiateurs participent à de nombreuses réunions sur le quartier et en particulier aux préparatifs de la fête du 8 décembre 1997. En effet, tous les habitants, les commerçants et tous ceux qui participent de la vie de la rue René Leynaud ont décidé de mettre en commun leur expérience et leur bonne volonté pour animer la rue de leur activité pour la soirée du 8 décembre. Le local des médiateurs sera le lieu de rendez-vous des édiles du quartier, Monsieur le Maire en tête, autour d’un pot (moment très convivial qui aura permis aux juristes et médiateurs  de la boutique de droit de mieux se faire connaître)L’automne 1997  voit arriver quatre nouveaux médiateurs Arlette, Myriam, et enfin deux représentants de la gente masculine Michel et Jean Nicolas Puis en 1998 Jenny, notre benjamine rejoint l’équipe suivie en 1999 par Dora et Vincent .Patricia après un petit tour sur le site de Vénissieux décide de venir œuvrer en Presqu’île. Enfin le printemps 2000 nous amène deux nouvelles médiatrices Jocelyne et Marie Jo, et le millénaire se termine par l’arrivée dans nos murs de deux nouvelles recrues Marie-Hélène et Jean-Claude. L'action des médiateurs s'inscrit dans un partenariat avec tous les acteurs de terrain du quartier : îlotiers, mairie, régie de quartier, associations, bailleurs sociaux, assistantes sociales etc…Elle est soutenue par la ville de Lyon, l'Etat par un financement dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale.

L’équipe actuelle :

Elle est composée d’une juriste et de 7 médiateurs bénévoles.

Le site est ouvert tous les jours de la semaine. Il offre 3 permanences juridiques (accès au droit et aide aux victimes)et 4 permanences de médiation. La juriste traite environ 800 dossiers par an et les médiateurs 200.

Les membres de l’équipe issus de tous horizons et riches de leurs différences sociales et professionnelles s’impliquent totalement dans la tâche qu’ils se sont choisie et à laquelle ils ont été formés.

Certains se sont particulièrement orientés vers l’accueil et l’accompagnement personnalisés des personnes rencontrant des problèmes familiaux, d’autres se sont spécialisés dans la médiation de groupe à multiples interlocuteurs (médiations entre voisins ou régies par exemple)

Le site est en constante réflexion dans un souci d’évolution et d’innovation :raison pour laquelle il est régulièrement sollicité par le siège de l’association pour accueillir des médiateurs en devenir, français ou étrangers.
Cette activité remarquée comme action innovante par la mission prospective du Grand Lyon « Millénaire 3 » a fait l’objet d’un reportage télévisé sur TLM en novembre 2000.


SITE SAINT GENIS-LAVAL:




1. Naissance du projet :
A l’initiative de la Ville de Saint Genis Laval, dans le cadre du Contrat de Ville, le CCPD (Conseil Communal de Prévention de la Délinquance) organisait, en Avril 1999, une réunion publique d’information et avec l’aide d’AMELY (Association de Médiation de Lyon) sensibilisait les habitants de St Genis à la nécessité de mettre en place des médiateurs afin d’améliorer les relations entre les habitants de la ville.
Les personnes intéressées ont pu faire acte de candidatures qui ont été soumises au Comité de Pilotage de la Ville comprenant entre autres : Elus, Gendarmerie, Police, Services Sociaux, SACVL, ...Ce Comité a retenu dix candidatures et en a confié la formation aux techniques de médiation à AMELY dans la période de Septembre et Octobre 1999.


En complément de leur formation initiale les médiateurs ont mis à profit la période de Novembre et Décembre 1999 pour se faire connaître et pratiquer en double dans d’autres sites. L’équipe de médiateurs est opérationnelle depuis le 1° Janvier 2000.

 2. Définition de la Médiation de Quartier :
C’est favoriser la communication et le dialogue entre deux parties et les amener à se réapproprier leur conflit en les aidant à trouver une solution amiable au litige qui les oppose, dans le respect de la neutralité et de la confidentialité.

 3. Qui sont les Médiateurs ?
A St Genis Laval c’est une équipe de dix bénévoles, femmes et hommes venant d’horizons divers (de tous âges et de tous milieux, actifs, retraités, de philosophies et d’opinions différentes) soucieux de s’investir pour favoriser l’harmonie dans la vie de leur commune. Les compétences de chacun sont mises au service du groupe par exemple, dans les domaines de l’information, de l’organisation, de l’informatique, ...


 4. Leur  mission :
Lorsqu’ils sont saisis d’un litige, leur mission, après avoir entendu chacune des parties séparément, est de les réunir avec leur accord afin, dans un premier temps, de les mettre ou remettre en contact.
Leur rôle est ensuite de faciliter la recherche, par les parties, d’une solution et d’un accord mutuellement consentis. Totalement indépendants ils interviennent en dehors de toute action judiciaire et principalement pour les conflits de la vie quotidienne. Les litiges qui leur sont soumis peuvent aussi bien concerner un différend de voisinage qu’un démêlé avec un proche ou un organisme.
Les Médiateurs interviennent de façon gratuite, en toute impartialité et dans la confidentialité la plus complète.
Leur rôle n’est pas de juger du bien fondé de telle ou telle position, mais d’œuvrer pour le rapprochement de deux points de vue différents, afin d’aboutir à une solution admise volontairement.(Ils ne sont pas des employés municipaux, ni des assistants sociaux, ni des auxiliaires de police, ni des juges).

 5. Le suivi de leur fonctionnement :
Après la formation initiale d’une trentaine d’heures, AMELY assure une formation continue par supervision de réunions mensuelles, organise une journée annuelle de recyclage et plusieurs formations thématiques en cours d’année.
Ces réunions permettent d’harmoniser les règles de fonctionnement et d’assurer la cohésion de l’équipe.Cette cohésion est renforcée par le coordinateur, élu par l’équipe, dont le rôle est, d’une part, d’assurer l’interface entre l’équipe et les divers intervenants externes et, d’autre part, de répartir les différentes tâches au sein de l’équipe.
Un bilan d’activité concernant le nombre de médiations, les familles de causes, les quartiers concernés est établi annuellement sous forme statistique uniquement.
Les frais occasionnés par le fonctionnement de la médiation sont pris en charge par les différentes structures
soutenant le Contrat de Ville.

 6. La sensibilisation :
Afin de faire connaître le service offert par la médiation de quartier à l’ensemble de la population les Médiateurs agissent sur deux cibles :


·       Les Référents c’est à dire l’ensemble des Organismes, des Institutions, des Associations qui sont en contact avec du public et qui peuvent orienter et guider les personnes ayant un problème et qui souhaitent une solution amiable. Par exemple : les Gardiens d’immeubles, les Services municipaux, la Police, la Gendarmerie, les Maisons de Quartiers, les Assistantes sociales, ...

     Dans ce cadre les Médiateurs participent à de nombreuses réunions d’échange.

·       Les Habitants de St Genis Laval, directement, par :

- Les médias (Presse, Journaux de quartier) en proposant des articles sur la médiation  et la distribution d’affichettes sur les parkings de voitures, dans les boîtes à lettres, ...

- Contact direct lors de manifestations telles que la Foire de la Ste- Catherine, les journées       d’action des Maisons de Quartiers , les marchés, ... en tenant un Stand sur la médiation.

De 2000 à 2006 les médiateurs ont traité  319 dossiers

 

CHRONIQUE AUTHENTIQUE DU SITE DE  GERLAND

d’après des témoignages nombreux et concordants                                    








C’est au cœur de ce quartier ouvrier « où », pour reprendre les mots d’un de ses habitants, « fleurissaient les jardins, les terrains vagues et les baraques en bois » que s’est installée la Boutique de Droit; là où, au XIX° siècle, travaillaient les fabricants de « gerles » (récipients pour l’eau ou le lait)  pas très loin de leurs collègues qui manipulaient ces liquides plus dangereux – acides, alcalis - qu’on appelait, à l’époque,   « vitriols » ce qui a donné son nom à la Vitriolerie,Pour répondre aux besoins de cette population laborieuse, dès 1925, la ville de Lyon  fait édifier la « Cité-jardin » magnifique ensemble d’immeubles à vocation sociale, construits dans le style de l’époque, et dont l’élégante architecture est, encore aujourd’hui,  un défi permanent   à la triste monotonie de l’habitat social du XXème siècle.

 AU BON VIEUX TEMPS DU PIGEONNIER :

 C’est face à la Cité-jardin, au rez-de-chaussée d’un HLM, au 60 de la rue Georges Gouy, que s’ ouvre en septembre 1997 la Boutique de droit, dans une ancienne boucherie fermée par un lourd rideau de fer, identique à celui des magasins avoisinants – épicerie, boulangerie, serrurerie - également clos depuis des décennies : rue trop calme, quasiment somnolente que l’un des médiateurs décrira, quelques années plus tard, comme étant « éloignée de la pratique et à l’abri de la recette ».Elle se composait, on s’en souvient,  d’une salle principale avec son comptoir derrière lequel s’élevait  une peinture murale, que l’on pourrait intituler : « Ruminants Paisibles dans un Paysage Champêtre », décor classique des  boucheries du temps jadis. Cette salle était d’abord le quartier général de l’Association « Gerland Accueil » qui s’occupait, sous la houlette d’Omar Z., d’aider les jeunes du quartier, qu’ils soient d’origine immigrée ou en rupture de scolarité ou les deux– à trouver un stage, un emploi ou à rédiger un CV sur les ordinateurs de son association.Dans cette même salle, les juristes diffusaient généreusement  (et gratuitement) des informations juridiques et faisaient connaître aux personnes du quartier, leurs droits et les procédures judiciaires.L’arrière-boutique était constituée de 2 salles où se tenaient les séances de médiation du jeudi soir et d’une salle en mezzanine (« le pigeonnier ») auquel on accédait par un escalier aussi pentu qu’obscur. Peut-être a-t-il découragé les cambrioleurs qui, après être entrés par effraction, se sont emparés des ordinateurs de l’association « Gerland Accueil » ? Ce pigeonnier servait de salle « de confidentialité » ; caractéristique principale : l’espace y était limité, le matériel disponible était limité  (une table-tréteau et quelques chaises bancales) le plafond lui-même était à hauteur limitée. J’étais bien le seul à pouvoir évoluer, la tête haute, dans ce local d’un autre âge.C’est là, en 1998, que m’ont accueilli, à l’issue du stage Amély,  deux médiateurs Alain B. actuellement le doyen de l’équipe, et Pierre G. qui abandonnera ses fonctions après avoir refait sa vie professionnelle grâce à « Gerland Accueil ». Ces deux médiateurs vont m’apprendre tout ce qui ne s’apprend pas dans un stage : l’esprit d’équipe, le goût du travail bien fait et les escapades culinaires à la lyonnaise. Cette équipe de 3 va d’ailleurs prendre de l’ampleur : nous serons rapidement 6  à nous lancer dans les premières campagnes de sensibilisation : « conférences-débats », articles dans le « Progrès » ou distribution de « papillons » dans les boîtes aux lettres, contacts avec la Mairie et le Commissariat de l’Arrondissement.

 LES TEMPS MODERNES

 Mais, le quartier populaire des origines continuait de se transformer : installation d’entreprises prestigieuses, de laboratoires pharmaceutiques haut de gamme, de grands établissements d’enseignements (le Lycée International, les deux Ecoles Normales Supérieures). Parallèlement, se poursuivait la construction d’immeubles résidentiels de grand standing  et celle d’une ligne de métro sans laquelle le stade de Gerland, haut-lieu des exploits de l’OL resterait difficilement accessible. Oui, que d’émotions, comme disent les sportifs.Nous allions en connaître d’autres, en particulier une dont la scène s’est gravée dans la mémoire collective :Nous sommes  par un beau soir d’été, la musique techno jaillit des amplis de voiture, il flotte sur les balcons des odeurs exotiques, et chaque médiateur, en arrivant devant de la Boutique, rêve aux belles médiations qui l’attendent, c’est ce soir-là que le destin choisit pour frapper à la porte du « pigeonnier », sous la forme d’une femme brune, souriante et fonctionnaire à la Mairie Centrale : « rénovation...restauration…salubrité …fermeture d’urgence». Faute de Prince Charmant, seule une vigoureuse initiative municipale, n’est-ce pas, pouvait tirer de leur torpeur les belles échoppes endormies de la rue Georges Gouy et les remettre au service du quartier ? Nous avions compris que les vieilles boutiques allaient s’ouvrir à la modernité :       

                      -blindage (des issues),

                      -câblage (des réseaux) et

                      -vitrage (double ou triple, bien entendu) des fenêtres.

Le but de l’opération étant la création d’un Pôle Emploi Service qui conserverait – du moins l’espérions-nous - sa juste place à la Boutique de Droit. Réunions, discussions,  protestations, et transfert temporaire de nos activités dans les locaux du 62 pendant la rénovation de ceux que nous occupions. Bien sûr, les locaux du 62 étaient déjà occupés par les personnels de l’équipe Emploi-Insertion, qu’on remercie encore pour leur sens de l’hospitalité pendant une année complète.En 2002, après ces tribulations, la Boutique reprend  sa place (de droit) au 60 rue Georges Gouy...d’où Gerland Accueil a disparu, jeté, sans doute, dans les oubliettes de l’histoire.Les locaux rénovés sont désormais partagés avec des Associations de formation qui les utilisent en application d‘un planning rigoureux auquel il faut se soumettre. Les radiateurs électriques obéissent, eux aussi, sans moufter,  à un timing municipal d’ouverture et de fermeture pour économiser l’énergie. Les Juristes fonctionnent le mercredi matin et leur permanence est « encadrée » par les permanences de médiation du mardi matin et du jeudi soir.Les supervisions mensuelles ont lieu absolument tous les mois.Un coordonnateur est désormais choisi par ses pairs (8 ou 9 selon les saisons) pour les représenter : contacts avec le reste du monde (notre fameuse « sensibilisation ») et contacts avec le 45 (Quoi qu’en pensent certains, il ne s’agit pas d’une pointure de chaussure, mais de l’adresse du Siège de l’Association, rue Smith, Lyon 2ème).Sommes-nous entrés dans « Les temps modernes » version Charlie Chaplin ?   Non, mais on est quand même bien passé de l’ère de l’artisanat à celle de l’industrie…

 MORALE DE L’HISTOIRE :

 il est question  que nous déménagions dans un autre local pendant la nouvelle rénovation de nos locaux promis à une destinée encore plus haute et à une modernisation réellement postmoderne. Allons, allons, faut s’adapter ma bonne dame, on est peu de choses….soit dit en passant, sans nostalgie ni mélancolie.                      

 

                                                                           Le 10/10/07.

                                                                                                                            Jean Louis,  Coordonnateur.        


 

 SITE SAINT PRIEST:

I -COMMENT LE PROJET EST IL NE?

Au printemps 1991, des réunions publiques d'information organisées par le CCPD (Conseil Communal de Prévention de la Délinquance) et avec l'aide d’AMELY, sensibilisaient les habitants de St-Priest à la nécessité de mettre en place des médiateurs. Ceci dans la perspective d'améliorer les relations entre les habitants de la ville. Les personnes intéressées ont pu faire acte de candidature sur "le projet Médiation de St-Priest". Ces candidatures ont été soumises à un Comité de pilotage qui comprenait entre autres : élus, police, services sociaux, HLM, avocats...Le Comité de Pilotage a retenu en 1991 dix candidats et en 1992, cinq autre médiateurs sont venu renforcer le groupe .A l'automne 1992, le premier groupe était opérationnel.

 II - QUI SONT ILS?

 

 Dans sa composition, le groupe se caractérise par une grande diversité, femmes, hommes, actifs, retraités, de philosophies et d'opinions différentes mais tous sont de St-Priest. Ils sont bénévoles et formés aux techniques de médiation. Les compétences de chacun sont mises au service du groupe par exemple, dans les domaines de l'information, de l'organisation, de l'informatique. Toutes les initiatives de travail ne sont mises en place qu'après avoir été discutées et approuvées par le groupe. Dans leur action, les Médiateurs ne sont ni des employés municipaux, ni des assistants sociaux, ni des auxiliaires de police, ni des juges.

III COMMENT FONCTIONNENT ILS?

Tous suivent une formation initiale d'une trentaine d'heures assurée par l’association AMELY
L'exigence de la médiation, dans sa rigueur, a fait très tôt sentir la nécessité d'une formation permanente et, pour cette raison, le groupe a mis en place une réunion mensuelle et une journée annuelle de réflexion. Ces réunions permettent de réfléchir sur les règles communes de fonctionnement, assurent la cohésion du groupe : cohésion renforcée par la présence du coordinateur dont le rôle est :

- d'assurer la bonne marche du groupe,
- de centraliser,
- de déléguer,
- de gérer et de suivre les informations et demandes reçues.

Leurs services sont gratuits et confidentiels ; cependant, ils se sont engagés à adresser à la commission médiation du CCPD et au comité de pilotage un rapport d'activité concernant le nombre de médiations, les causes, les lieux mais en ne mentionnant, en aucun cas, le nom des parties. Ce rapport fait état de toutes rencontres et actions entreprises par le groupe.

IV A QUOI SERVENT ILS?

Leur action principale consiste :

- à aider à résoudre des conflits qui s'aggravent parce que la communication n'existe plus,
- à faire reprendre le dialogue afin de trouver éventuellement une solution aux différends.

Ils interviennent en dehors de toute action judiciaire et principalement pour les conflits de la vie quotidienne : troubles de voisinage, litiges avec des organismes divers... Les médiateurs peuvent être saisis directement par les parties en conflits ou sur conseil d'institutions telles que Municipalité, HLM; Commissariat..

V COMMENT AGISSENT ILS?

Les médiations se déroulent dans la salle d'accueil de leur local préservant ainsi l'indépendance et la confidentialité des rencontres. Les médiateurs agissent par équipe de deux, qui se renouvelle selon les disponibilités de chacun et en fonction des demandes. Ils proposent un temps d'écoute aux deux parties pour que chacune puisse exprimer son propre point de vue avant d'envisager une rencontre commune. Ils essaient de rétablir la communication pour qu'ensemble ils cherchent une solution. Il est important de préciser qu'une médiation peut demander un investissement de temps de plus de 10 heures. Une médiation demande une écoute attentive, une grande neutralité et surtout pas le désir de réussir à tout prix. Ils font en sorte que les deux parties puissent trouver un accord qui les satisfasse. 

VI - Comment se font-ils connaître ?

Pour faire connaître leur action, les médiateurs ont élaboré des affiches, des dépliants... En novembre 1994, une campagne d'information avec l'envoi de 250 dossiers a été lancée à l'attention de tous les organismes, associations, institutions, professions en contacts avec le public.Ils répondent à des demandes d'informations par exemple :

- en France : Evreux, Nantes, Chenove, Décines...
- à l'Etranger : Mulheim en Allemagne, Genève, Lausanne en Suisse.

Ils présentent leur action auprès de tous les organismes et associations qui en font la demande. Ils sont présents à la foire de Saint-Priest pour être en contact avec les habitants de la ville et les informer à l'aide d'affiches et de dépliants. Ces démarches extérieures à la médiation sont d'un grand intérêt pour la dynamique et le fonctionnement du groupe. 

  SITE DE DECINES:

 
Au cœur du quartier du Prainet, au rez-de-chaussée d’une HLM située au 6 de la rue Salvador Allendé, se situe la Boutique de Droit et son service de Médiation
Depuis 14 ans, 3 fois par semaine, une juriste et son assistante informent les habitants, de Décines et des environs, sur leurs droits et la possibilité de rencontrer des médiateurs qui sauront les écouter et les aider. 








L’équipe des médiateurs, cette année, se compose de 5 membres :

3 hommes : Gilles J., Gilles M., Thomas

2 femmes : Gabrielle et Gisèle qui est la coordinatrice.

 Les personnes que nous recevons nous font part de problèmes très divers concernant le voisinage, la consommation, la famille, le logement, etc… mais leur plus grande attente est l’écoute !

 La Municipalité de Décines, qui met le local à notre disposition, est très attentive au bon fonctionnement de notre site et oriente vers nos services les personnes qui s’adressent à elle, comme le font aussi les assistantes sociales de la MDR et des associations comme la CSF,…